Les Landes Oubliées

Bienvenues en les landes oubliées contrée secrète et terres de légendes et de fantasy. Repaire de l'Ordre des Chevaliers Phoenix

20 février 2008

Les épreuves divines

dragon_eauLe héros se rend après une longue et terrible traversée en mer, à la citadelle de son peuple où les dieux et les sages lui réservent les épreuves qui prouveraient une fois pour toutes qu'il était bien le héros tant attendu.

Cinq jours durant il parcourut la forêt entourant la citadelle sans rencontrer aucun Érudit. Inquiet il se rendit au coeur de la forêt pour y interroger le grand chêne, l'arbre du savoir, que l'on disait millénaire. Il n'eut point le temps de poser sa question car douze anciens bondirent depuis les branches où ils se cachaient, jusqu'au sol et vinrent encercler Brinbois. Comparés au colosse de deux mètres cinq ils paraissaient minuscules avec leur mètre cinquante, et fragiles, n'étant pas aussi fortement charpentés que le Sylvile. Mais leurs regards perçants trahissaient une vive intelligence et leurs corps fins une grande agilité. Le plus grand d'entre eux, celui qui semblait être leur chef s'avança et prit la parole.
   -"Bonjour Brinbois, le chef des Érudits D'Izayla nous avait averti de ta venue. Nous t'avons préparé tout ce dont tu auras besoin dans ta quête, ainsi qu'un cadeau offert par les serviteurs de la forêt. Pour recevoir ces présents tu devras d'abord te purifier et accomplir les épreuves qui nous apporterons la preuve que tu es bien celui que nous attendions. Acceptes tu de te soumettre aux épreuves des dieux?
   - Oui je l'acceptes!"
Ensembles ils prirent le chemin de Faëna où ils se reposèrent durant deux jours avant de s'en retourner un peu à l'est du lieu de leur rencontre. Alors un sage prit la parole.
   -"Avant d'affronter les épreuves divines tu dois ici te purifier. Voici comment tu dois procéder. Escalades le plus grand arbre de cette forêt et baignes-toi dans la coupe que les branches et les feuilles forment au sommet. Cette coupe est emplie de l'eau issue de la fonte des neiges du Grand Glacier. Mais prends bien garde car si jamais tu te trompais tu périrais étouffé par les branches."

Brinbois repéra deux arbres d'environ cent soixante coudées de hauteur; ils semblaient parfaitement identiques mais seul l'un d'entre eux était le véritable arbre de la connaissance qui dans sa frondaison contenait le bassin de purification. L'autre n'était qu'une plante grimpante qui après avoir parasité un séquoia l'avait totalement recouvert et avait imité l'arbre béni afin d'attirer les héros qui avaient manqué de discernement. Il se banda les yeux avec un tissu de coton, s'assit dans la position du lotus et commença une méditation qui allait lui permettre d'entrer en contact avec l'esprit des plantes. Au terme d'une heure de recueillement il ôta son bandeau et se dirigea d'un pas décidé vers l'arbre à sa gauche. Il débutait son ascension et même s'il avait le pied sûr, il s'assurait qu'il ne causait aucun tort à quelque créature qu'elle fût. Plus il grimpait et plus il doutait, car depuis sa venue au monde il avait vu à plusieurs reprises les dangers, les ruses de l'ennemi. Les branches s'entrecroisaient et rendaient la progression difficile. Après maints efforts il parvint au sommet de l'arbre. Il ôta ses vêtements et s'immergea nu comme au premier jour dans la grande vasque remplie de l'eau la plus pure et la plus cristalline qui aie coulée sur le Premier Monde. Aussitôt il sentit une chaleur bienfaisante l'envahir et son esprit s'ouvrit à de nouvelles réalités. Dès qu'il eut fini ses ablutions il s'habilla et sauta du bassin au sol en toute confiance, s'aidant des branches que l'esprit des plantes avait placées sur sa trajectoire, pour ralentir sa descente. Il y parvint sans heurts.
   -"Je te félicite dis Socronis. Tu vas maintenant subir les épreuves que les dieux t'ont réservé. Saches qu'elles seront harassantes et que tu subira chaque jour une épreuve et ce durant trois jours. Nous allons voir si tu es digne de l'héritage de tes ancêtres. Voici la première épreuve: dans cette forêt pousse un arbre qui ne respecte pas la Nature. Trouves le et abats le."

On lui tendit une hache, il s'en saisit puis brisa le manche sur sa jambe sous l'oeil impassible des Érudits avant d'expliquer:
   -"Ce lieu est celui des Sylviles, celui du peuple des branches et des terrestres. Cette forêt comme les autres de ce monde n'est constituée que par les essences vitales des membres du peuple des forêts. Chaque arbre est la réincarnation d'un des fils de la forêt. Si ces bois existent ce n'est que grâce à la Grande Terre Mère, alors jamais je ne ferai quelque chose qui pourrait blesser ou priver un de mes frères, une de mes soeurs de son repos en le monde de Crone. Je refuse de toucher à un seul arbre de ce lieu.
Un sourire se dessina sur les lèvres du chef des Érudits de la Forêt des Âmes, ce lieu sacré dont il foulait le sol. Regardant Brinbois dans les yeux il ajouta:
   -"Bravo jeune Sylvile, tu as réussi la première épreuve. En refusant d'abattre un arbre tu as prouvé que tu avais le plus grand respect pour la nature comme pour tes semblables. Et qu'ainsi tu étais digne d'être l'un des fils des forêts. Cette marque de respect t'ouvres la voie vers l'amitié de l'esprit des bois."
Ils se reposèrent et à l'aube se rendirent au grand lac central. Épervier Lunaire était prêt à affronter l'épreuve que lui avait préparé Sequana, déesse de l'eau.

On amena Brinbois sur les bords du lac où il s'était baigné peu avant et où étaient disposées deux statues parfaitement semblables, représentant un dragon d'eau. On demanda à Épervier Lunaire d'indiquer quelle était la statue qui serait rejetée dans le lac. Il apposa ses mains sur les sculptures, ferma les yeux et laissa ses mains ressentir les vibrations de la pierre. Il se remémora les souvenirs d'un de ses ancêtres Anthropis à qui on avait appris à reconnaître "les pierres qui vivent" et qui étaient les réincarnations des Anthropis, les fils de l'eau morts de leur seconde morts alors qu'ils étaient mammifères ou animaux marins. Lorsque le flots de souvenirs cessa il n'eut plus aucun doute. Il n'hésita pas et bandant ses muscles il souleva la lourde statue, fit quelques pas et la jeta à l'eau. Ensuite, se tournant vers Socronis il le regarda droit dans les yeux, certain d'avoir fait le bon choix. Ce qu'il y vit le conforta dans sa certitude. Le plus grand des Érudits s'adressa au jeune Sylvile en ces termes:
   -"Bien joué, je vois avec plaisir que tu sais distinguer le vrai du faux, l'essentiel du superficiel, la réalité de l'illusion. Cette clairvoyance te seras d'une aide précieuse, mais n'oublies jamais que c'est à ton coeur et à ton instinct que tu dois te fier, non à ta tête. Car à trop réfléchir la mémoire s'émousse, le coeur s'assèche et on se fait duper. Tu dois également savoir que la moindre erreur de jugement peux mettre toute ta quête en péril."
Le lendemain, soit le troisième jour du cinquième mois de l'an mille six cent quatre-vingt seize de l'Age Sombre, la dernière épreuve aurait lieu au sud ouest du lac central.

Pour la troisième et ultime épreuve, Ketzal, le dieu du vent, voulait sa voir si cet être présenté comme le libérateur tant attendu aurait assez d'esprit et de volonté pour affronter toutes les difficultés qu'il allait rencontrer...

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14 février 2008

La traversée des plaines sous une rouge lumière

Le pont sur lequel ils se trouvaient inquiétait Épervier Lunaire, il se dressait au centre du passage séparant les Marais Putride du Marais de la Mort.
- " La route est longue jusqu'à Kubera, nous ferons halte à Jioltan avant de continuer."
Le compagnon acquiesça de la tête sans un mot. Ils ne progressaient point prestement, car l'étrange sentiment d'être observés se faisait de plus en plus sensible. Ils suivirent le fleuve, prenant sa source dans le Grand Glacier, la branche ouest qui leur offrait nourriture et eau en abondance. De nombreux espions les observaient mais peu les suivaient car ceux qui osèrent furent occis après avoir été capturés dans le filet de Loup Solaire ou par la corde d'Epervier Lunaire. Ils suivaient de loin les falaises et se dirigeaient vers ces minuscules tâches blanches à l(horizon. Les Rocs Sanglants, hautes montagnes à la terre rouge sang et aux pentes herbeuses se séparaient un instant laissant une trouée, passage obligé pour les voyageurs. Un peu plus au nord les deux compagnons sous un ciel dégagé apercevaient la noire fumée et le rougeoiement d'Akabat, le volcan à l'intérieur duquel avait été bâti la cité Vulcus du même nom. Les espions morts de la main du Sylvile gisaient dans leur sillon et à mesure qu'ils pénétraient dans les vastes plaines les animaux se faisaient plus nombreux et les chevaux galopaient librement. Le mois de la Lune Rouge devenait pour eux un danger menaçant. Ce septième mois voyait avec la coloration sanguine de l'astre nocturne dominant se réveiller les pulsions et la violence enfouie des bêtes, y compris les plus paisibles. Ils se méfiaient de chaque créature qu'elle fût ou non un guetteur. Après dix huit jours de marche non forcée mais discrète ils arrivèrent non loin des Rocs Sanglants. Durant cette traversée des plaines ils tuèrent maintes sentinelles mais aussi de nombreux carnassiers et herbivores tels des lions des montagnes, des panthères, des bisons qui fous de rage voyaient en ces bipèdes curieux des proies faciles ou des ennemis de bien peu d'importance. Ils rendirent hommage à leurs victimes et installèrent leur campement au bord des falaises ...........

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A l'abordage

piratesA l'aube du neuvième jour du troisième mois de l'an mille six cent quatre vingt seize de l'Age Sombre, un navire battant pavillon rouge sang aborda La Flèche. En quelques minutes ce furent des dizaines de grappins qui s'enfoncèrent dans les bois du navire des sages. Cette fois ce ne furent pas quelques dizaines d'Assassins qui l'arraisonnèrent mais plusieurs centaines. Le capitaine quitta la barre et se jeta sur les cordes qu'il trancha de sa hache, mais trop tard. Le bouclier n'avait pas résisté et l'équipage très affaibli par le gros temps de ces derniers jours embrochait autant d'ennemis que possible. Le sang coulait à flots et les morts jonchaient le pont. Un fracas assourdissant dominait le bruit des vagues et les cris d'horreur et de douleur. Les Érudits usaient de leurs plus puissants sortilèges, ils arrivaient peu à peu à prendre l'avantage sur leurs ennemis. Après plusieurs heures de lutte et des dizaines de cadavres plus tard, le sage Licorne Magique lança la fureur d'Othar. Un déluge de feu s'abattit sur le navire laissant pour morts les fils de Keinos. Aucun Navigateur n'avait survécu, Brinbois quant à lui était grièvement blessé. Le chef des Érudits prit la direction des hommages rendus au capitaine et à ses hommes puis il prit Épervier Lunaire dans ses bras, le porta jusqu'au mât central et appliqua sur ses blessures un emplâtre de corne de licorne, d'écaille de dragon broyée et de boue. A peine avaient-ils jeté les derniers corps enveloppés de toile à la mer que les morts ennemis qu'ils s'apprêtaient à brûler se relevèrent, rendus à la vie par Darshaan, le dieu de la Mort. Les corps mutilés et les visages défigurés par la souffrance et la hargne ils se ruèrent sur les sages. De la centaine de membres d'équipage il ne demeurait au crépuscule de ce jour sanglant que les vingt-quatre Érudits ainsi que Brinbois. Épervier Lunaire attendait l'heure de sa mort, ne pouvant combattre il se savait condamné. Chaque meurtrier s'approchant du héros dont parlait la prophétie était transpercé, décapité ou mutilé plus encore. Immortels grâce à Darshaan, les Assassins ne s'occupaient désormais plus tant du combat que de couler La Flèche......

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Les gardiens du dôme

Après avoir reclus les sages dans leur citadelle les sombres souverains instaurèrent un champ de force maléfique tout autour et Snadora, déesse de la destruction y envoya quatre de ses enfants en guise de gardiens.

"Un scorpion noir à l'exosquelette veiné de rouge sang gardait le Sud, utilisant ses deux queues pour transpercer les intrus ou pour leur injecter un poison lent à la douleur fulgurante et insupportable. Une hideuse tortue alligator à la carapace hérissée de pics acérés, plus tranchants qu'une lame, mouvait ses deux têtes en direction du Nord qu'elle surveillait ardemment. Bien qu'elle ne fut pas la plus intelligente des quatre elle était la plus cruelle et cela lui avait permis de prendre le commandement de cette troupe. Ses gestes étaient lents mais ils produisaient une telle onde de choc qu'elle faisait choir quiconque demeurait en contact avec le sol lorsqu'elle se déplaçait. L'Est était surveillé par le plus craints des gardiens: le lion noir à la crinière de feu. Il était le plus preste des quatre et son pelage rappelait sans doutes aucun le noir effrayant du néant et les pierres sombres du portail pour Crone. Seuls les Vulcus pouvaient l'approcher car les fils des Volcans, demeuraient insensible à la chaleur démoniaque des flammes de sa crinière qui réduisaient tout en cendres et parvenaient à changer la silice en verre. Maints d'entre eux furent pourtant dévorés car il ne reconnaissait aucun maître. Sa queue fouettait l'air et ses crocs luisants rendaient la lumière terrifiante. Enfin un moloch géant observait l'Ouest. Ce gigantesque lézard paraissait bien faible mais lorsqu'il attaquait peu survivaient car, prenant la forme d'une sphère il pouvait ainsi pourchasser sa proie des heures durant avant de l'empaler sur ses pics brunâtres qui une fois détachés de son corps repoussaient dans l'instant aussi longs et pointus que les précédents...."

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Le grand cerf blanc

cerf_blancAlors qu'il atteint l'âge adulte le héros se voit convier à une cérémonie rituelle au cours de laquelle il doit recevoir son symbiote. Mais tout ne se passe pas comme prévu.
" C'était dans les soubassements d'une riche demeure sylvile, qu'à la lueur de torches s'étaient rassemblés les jeunes et les moins jeunes des fils et filles des forêts. Vêtus des robes traditionnelles vertes et ocre et tenant dans leur mains les grandes ramures d'un cerf ils s'avancèrent au centre de la pièce. La salle baigna bientôt dans une lumière irréelle et de leurs lourds bâtons les quatre Érudits sous la surveillance de Signos tracèrent le symbole des animaux des forêts. Quand le portail s'ouvrit une odeur de terre et d'humus envahit la demeure et le grand cerf blanc apparut, accompagné de quinze écureuils. Le pelage éclatant resplendissait de blancheur. Son allure altière imposait le respect. Ses yeux perçants sondaient les âmes de ceux dont la puissance de la Terre envahissait les esprits et dont les symbiotes peu à peu diminuaient. Quand le treizième écureuil apposa le symbiote de Brinbois il fut rejeté et se raccrocha in extremis aux bois du défenseur des forêts. Grands Bois aux sabots agiles s'agenouilla devant Épervier Lunaire puis il se retourna vers Signos, lança un long brame sourd et franchit dans l'autre sens la porte ouverte par les sages...."

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Posté par arthemius à 09:19 - Le Roman Perdu - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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