01 mars 2008
Le Codex
En les temps anciens vers le XIVème siècle de notre ère l'Ordre des Chevaliers Phoenix, parcourant les royaumes pour transmettre les légendes du multivers d'Ogmio, se rassemblèrent en les hautes terres d'Ecosse et tinrent conseil. Durant trois jours fut débattue la survie des légendes car si certains chevaliers avaient à coeur de garder au fil des siècles la tradition orale d'autres voulurent coucher sur les parchemins tous les secrets et les traits du Multivers. Sous les astres enfin une décision fut prise et sur le chemin du retour ils scellèrent le pacte.
Une fois revenus en le royaume de France ils s'enfoncèrent dans la campagne et au coeur des sombres bois y trouvèrent enfin un ancienne abbaye que les moines copistes habitaient encore. Ils parlèrent longtemps au frères mais nul ne les écoutait et ils furent chassés, traités d'hérétiques. Un frère cependant les entendit de sa cellule et à la nuit tombée les fit pénétrer ce lieu sacré. Et en la salle des copistes les conduisit. Seuls deux chevaliers l'accompagnaient et une heure plus tard ils ressortirent de l'abbaye, furtifs comme les ombres de la nuit. Frère Jean se chargerai du Codex.
Durant quinze ans il copia en secret à la lueur des torches et de la lune les secrets du Premier Monde, d'Hélios, de Crone et des autres mondes n'omettant aucun détail, aucune syllabe de ce qui lui fut transmis par les Chevaliers. Une nuit il fut enfin achevé et dans les rayons de la bibliothèque du prince il fut rangé à l'abri des pillards et des voleurs. Pourtant il fut dérobé et passa de main en main, l'église cherchant à le brûler afin de faire cesser le vent de l'imagination qui ôtait ses ouailles des temples. Et en une funeste année lors du pillage d'un village du centre de la France les exemplaires retrouvés furent brûler sur la place publique. Ainsi faillit disparaître le Multivers.
Et bien des siècles plus tard rejaillit on ne sait comment des feuilles de parchemins parlant d'étranges contrées et frappées du sceau de l'Ordre. Les héritiers se remirent en route et parvinrent en deux siècles à rassembler les parchemins perdus. Ils vinrent me trouver et dans le long concile qui suivit fut décidé la renaissance du Codex et ainsi en l'an de grâce deux mille huit fut allumé le brasier duquel reviendrai le codex.
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